10 juin 2026
Même pendant la Coupe du monde, c’est le hockey qui domine dans le cœur de la population québécoise
L'Observatoire international en management du sport dévoile aujourd'hui une enquête sur les attitudes de la population québécoise envers cette compétition qui débute le 11 juin.

— Getty - aprott
À la veille du botté d’envoi de la Coupe du monde de soccer masculin 2026, une enquête de l’Observatoire international en management du sport (OIMS) de l’Université Laval révèle que seulement 34 % de la population québécoise s’intéressera de près ou de loin au plus grand événement sportif de l’année. Le hockey demeure de loin l’activité préférée parmi les personnes qui suivent le sport (63 %), surclassant largement le soccer qui n’attire la faveur que de 7 % des amateurs et amatrices de sports professionnels.
Un événement jugé « surévalué » et « inutile » par une majorité
À la question « Que représente la Coupe du monde 2026? », 59 % des personnes interrogées expriment des sentiments négatifs : 29 % considèrent qu’il s’agit d’un événement surévalué, 24 % croient que l’événement constitue une dépense inutile et 6 % estiment que cette compétition pose un risque environnemental. À l’opposé, 28 % y voient une fierté nationale et 13 % une opportunité économique.
Un milliard de dollars en fonds publics qui passe mal
L’investissement public d’un milliard de dollars effectué pour la tenue de l’événement par les diverses administrations gouvernementales et municipales n’obtient pas la faveur des personnes interrogées : 85 % d’entre elles considèrent que les gouvernements devraient prioriser les services publics plutôt que les grands événements sportifs, et 82 % estiment que l’organisation responsable de la compétition, la FIFA, en tirera plus de bénéfices que le Canada et le Québec. À peine 9 % pensent que les retombées dépasseront les coûts pour les contribuables.
Déficit de confiance envers la FIFA
La crédibilité de la FIFA semble susciter d'importantes réserves chez les personnes sondées puisque 54 % d’entre elles estiment que l’organisation n’est pas transparente. La confiance envers la FIFA pour l’organisation d’événements éthiques semble tout aussi fragile : 52 % des personnes répondantes n'ont pas confiance à ce chapitre, 18 % se montrent plutôt confiantes et 30 % demeurent sans opinion.
L’effet Trump
Le contexte politique américain semble avoir un effet négatif net sur l’intérêt envers l’événement : 42 % des personnes interrogées déclarent un intérêt en baisse en raison de la situation actuelle chez les voisins du Sud, alors que 9 % y voient au contraire un facteur d'intérêt accru. Une majorité (57 %) juge probable — très ou assez — que des enjeux de sécurité ou d'immigration affecteront les équipes internationales se présentant aux États-Unis.
Le soccer comme vecteur de rapprochement interculturel
Une large majorité (74 %) des personnes interrogées estiment que le soccer contribue à rapprocher des gens issus de différentes cultures, tandis que 66 % reconnaissent que des événements d'envergure comme la Coupe du monde favorisent les échanges entre communautés culturelles. Cette portée rassembleuse semble s’appuyer sur la forte dimension internationale du soccer, perçue par 64 % des répondantes et répondants comme plus marquée que celle des autres sports populaires au Canada. Lorsqu'on aborde plus spécifiquement la réalité québécoise, les perceptions demeurent positives : une majorité (54 %) considère que le soccer représente bien la diversité culturelle du Québec et près de la moitié (47 %) y voit un atout pour mieux intégrer les nouveaux arrivants à la société québécoise.
Méthodologie
Les données ont été récoltées du 4 au 7 juin 2026 auprès de 526 personnes répondantes (293 hommes, 232 femmes, 1 non-binaire) via le panel LEO (Léger opinion) sur la plateforme Qualtrics. Les personnes participantes devaient être francophones et âgées de 18 ans et plus. L’échantillon recueilli est représentatif de la population québécoise et comporte une marge d’erreur de 5 %.
Pour renseignements et entrevues :
Marilyn Giroux, directrice de l’Observatoire international en management du sport
Professeure, Département de marketing
FSA ULaval
Université Laval
581 986-0878
Frank Pons
Doyen de la Faculté des sciences de l’administration (FSA ULaval)
Université Laval
514 243-7418
Source :
ULaval communications
Université Laval

























